Depuis le 24 août dernier, la Ville de Candiac a mis fin aux amendes pour la remise de documents en retard à la bibliothèque, et ce, dans le but d’assurer une plus grande accessibilité à la bibliothèque.

L’objectif était de créer, pour la rentrée scolaire, un environnement et des conditions favorables à l’apprentissage. N’oublions pas que la bibliothèque a notamment comme objectifs l’alphabétisation, l’éducation et la mise en valeur de la culture auprès de toute sa communauté.

Selon l’Association des bibliothèques publiques du Québec, les frais pour des documents remis en retard constituent «une barrière économique qui entrave l’accès aux ressources et aux services des bibliothèques pour les personnes financièrement défavorisées au sein de nos communautés, en particulier les mineurs.»

La Ville souhaite donc ne plus pénaliser la communauté pour des retards à la bibliothèque. Elle est également consciente que ces frais, en plus d’être dissuasifs, constituent une importante gestion administrative qui peut désormais être évitée.  Cette action permettra également d’améliorer les relations interpersonnelles entre le personnel de la bibliothèque et tous les membres de la communauté.

Il est toutefois important de rappeler que l’abolition des frais de retard ne doit pas encourager les usagers à garder en leur possession leurs prêts au-delà de la date limite entendue. De plus, les frais de remplacement demeurent valides en cas de perte ou de dommage.

Finalement, notons que ce mouvement est de plus en plus répandu. La première bibliothèque du Québec à avoir aboli les frais de retard au Québec est celle de Baie-Comeau en 2019. Les retombées ont été positives et c’est désormais plus de 300 bibliothèques au Québec qui ont suivi le mouvement.

Publiée le 22 septembre 2021

Parc Haendel

33, rue de Fribourg