Candiac désapprouve la tentative de coup de force unilatéral des municipalités voisine. En présence de l’ensemble des élus du conseil municipal de Candiac, le maire Normand Dyotte a émis publiquement la déclaration suivante en réponse à la prise de position des municipalités voisines concernant le renouvellement de l’entente concernant la Régie intermunicipale de police Roussillon :

« La Ville de Candiac souhaite exprimer sa désapprobation à la suite de la récente sortie publique des maires de municipalités desservies par la Régie concernant le futur partage des coûts de la Régie intermunicipale de police Roussillon. La forme même de cette sortie publique en dit long sur la valeur de leur appel à l’unité régionale, puisque la Ville de Candiac, pourtant l'une des plus grandes municipalités signataires de l’entente actuelle et membre du conseil d’administration de la Régie, en était exclue.

Au-delà de la forme, qui nous a surpris et déçu, c’est le fond des choses qui est important.

Ce à quoi on assiste, c’est à une tentative malhabile de réaliser un coup de force unilatéral par lequel on changerait de façon radicale la manière dont sont financés nos services régionaux de police.

Depuis vingt ans, on bénéficie d’une excellente entente qui permet de mettre en commun nos services de police, d’en réduire les coûts et de les partager de façon équitable, au bénéfice des citoyens de la région. Les critères actuels de répartition des coûts sont justes et ont toujours été acceptés par tous puisqu’ils sont essentiellement basés sur des données factuelles en lien avec les services directs à offrir soit le nombre de citoyens, de commerces et d’industries, le kilométrage de rues à patrouiller et le nombre de crimes commis. Voilà ce qui importe pour déterminer les coûts effectifs d’un service de police. Le critère de richesse foncière doit demeurer un critère mineur parce que le coût d’une intervention policière ne dépend pas de la valeur de la maison où le policier se rend.

Les municipalités voisines souhaitent que la richesse foncière devienne un critère majeur de répartition des coûts. Ce faisant, elles veulent faire subventionner leur service de police par les Candiacois et les Candiacoises, à qui elles imposeraient un fardeau supplémentaire de plus de 4 millions de dollars sur dix ans. Les élus de Candiac, unanimement, rappellent qu’une régie de police intermunicipale doit faire l’objet d’une entente volontaire au bénéfice de tous et que ce type d’entente n’a pas pour but d’imposer une péréquation par laquelle certaines villes subventionnent les services des municipalités voisines.

Le Conseil municipal de Candiac a adopté la semaine dernière une résolution rappelant sa volonté de poursuivre sa participation à la Régie intermunicipale de police Roussillon, mais pas à n’importe quel prix, et certainement pas si on base son financement sur des critères aussi déraisonnables que ceux proposés par les villes voisines. Si ces dernières continuent de vouloir imposer leur volonté de faire subventionner leur service de police par les Candiacois et les Candiacoises, nous n’aurons d’autre choix que d’entamer les procédures en vue de nous doter de notre propre service de police. »

Parc Haendel

33, rue de Fribourg