Le premier cas d’un arbre infesté par l’agrile du frêne a été détecté en 2013. Depuis, la Ville mène une véritable lutte contre cet insecte ravageur pour protéger les frênes inventoriés sur les emprises publiques. Vous possédez un frêne sur votre terrain ? N'attendez pas avant de vous en préoccuper !

Précautions à prendre dès maintenant

Un arbre affecté peut mourir en seulement trois ans. Les branches d’un frêne atteint sont fragilisées et peuvent facilement tomber, ce qui s’avère être dangereux pour votre sécurité et celle d'autrui. Il est essentiel de faire inspecter votre ou vos frêne(s) par un spécialiste sans attendre. Pour connaître les arboriculteurs accrédités de la région, consultez le site Web de la Société Internationale d'arboriculture Québec au www.siaq.org.  

  • Qu'est-ce que l'agrile du frêne?

    L’agrile du frêne est un insecte envahissant extrêmement destructeur qui s’attaque à toutes les espèces de frênes.

    Comment reconnaître l'agrile du frêne ?

    L’agrile du frêne est une espèce d'insecte coléoptère d'origine asiatique. Il est vert émeraude d'aspect métallique et a un corps étroit et allongé. La larve de celui-ci ne ressemble pas du tout à l'insecte lui-même. Elle est blanche et évolue sous l'écorce des frênes. C’est d'ailleurs la larve qui endommage les arbres en empêchant la circulation de la sève, de l’eau et des minéraux, provoquant ainsi la mort des arbres en seulement quelques années.

    Quel est son cycle de vie ?

    • Juin à août : Les oeufs sont pondus dans les fissures de l’écorce du tronc et des branches.
      7 à 10 jours plus tard : éclosion des larves (une femelle peut pondre entre 50 et 300 oeufs).
    • Juin à octobre : La larve creuse des galeries en « S » sous l’écorce en se nourrissant de la sève. L’hivernation se fait sous l’écorce.
    • Avril à juillet : La larve se transforme en nymphe.
    • Juin à août : Les adultes émergent.

    Quels sont les signes d’infestation et les symptômes d’un frêne attaqué? 

    • présence de galeries en forme de « S » sous l’écorce des branches ou du tronc des frênes ;
    • dépérissement et pertes de feuilles sur la cime ;
    • présence des pics bois : les pics bois sont très friands des larves d’agrile. Lorsqu’elles sont cachées sous l’écorce, les pics bois criblent de trous les frênes pour y déloger les larves et s’en nourrir ;
    • repousse de jeunes branches à la base du tronc (gourmands) ;
    • présence de minuscules trous en forme de « D » majuscule sur l’écorce.

    Pour être certain qu'un arbre n'est pas attaqué, il est essentiel de le faire inspecter par un spécialiste. 

  • Information pour les citoyens propriétaires de frênes

    Dans un premier temps, il est essentiel de faire inspecter son frêne par un spécialiste. Nous vous encourageons à visiter le site internet de la Société Arboriculture du Québec (www.siaq.org) pour vous trouver des arboriculteurs accrédités de la région. Si votre frêne est toujours en santé et que vous l’avez traité par le passé, vous avez encore espoir de le conserver pendant un certain temps. Si vous n’avez pas agi, il y a de fortes chances que votre frêne soit dépérissant et que vous deviez l’abattre dans les meilleurs délais. Il est important de noter qu’un frêne dépérissant ou mort est fragilisé et que le risque pour les bris de branches est plus élevé.

    Programme de remplacement des frênes pour les citoyens 

    Lancé en 2017, le programme d’aide pour les propriétaires de frênes permet de remplacer gratuitement un arbre infesté. Les arbres, mesurant entre 1,5 et 2 m, sont distribués vers la fin septembre aux résidents inscrits au programme.

    Pour y adhérer, les citoyens doivent d’abord identifier l’arbre à abattre à l’aide d’un ruban ou d’un point de peinture, puis joindre le Service des travaux publics au 450 444-6040. Un expert en arboriculture de la Ville se rendra sur place pour évaluer l’état de l’arbre ciblé. Le citoyen sera ensuite informé de son admissibilité au programme et pourra procéder à l’abattage.

    Cinq nouvelles essences d’arbre seront offertes aux citoyens participants, qui auront procédé à l’abattage d’un frêne infesté. Lors de leur livraison, ceux-ci pourront venir chercher la variété de leur choix, sur la base du premier arrivé, premier servi, au Service des travaux publics (80, boulevard Montcalm Nord). Si un résident possède plus d’un frêne, il pourrait en recevoir un second une fois que tous les citoyens inscrits auront reçu le leur.

    Le programme d’aide prévoit également la distribution aux participants de documentation sur les risques associés au transport du bois et sur la plantation d’un arbre. Dans l’éventualité où tous les arbres ne seraient pas distribués, ils seront plantés dans les parcs et espaces verts de la ville.

    Se départir d'un arbre abattu et de branches coupées

    Pour vous débarrasser de branches coupées de 15 cm et moins, vous n’avez qu’à les empiler sur le bord de votre terrain lors des dates de collectes  de branches effectuées durant les mois de mai, juillet et octobre. Nul besoin de faire un tas et de les séparer. Pour toutes celles qui excédent cette grandeur, joindre les travaux publics au 450 444-6040.

    Éviter de déplacer les résidus de frênes à moins qu'ils ne soient déchiquetés en copeaux mesurant maximalement 2,5 cm sur 2,5 cm. Quant aux grosses branches, au tronc et à la souche, vous devez vous en départir dans un site de dépôt accrédité, par exemple l’entreprise Écoservices Tria, située au 1985, rue Jean-Marie-Langlois à La Prairie. Téléphone : 450 659-9333.

  • Plan d’action de la Ville pour lutter contre l’agrile du frêne

    Depuis l'arrivée de l'agrile du frêne à Candiac, différentes mesures ont été prises afin de lutter contre cet insecte destructeur et protéger le maximum de frênes sur notre territoire.

    Inventaire et Plan d'action contre l'agrile du frêne

    En 2014, un inventaire de tous les arbres publics en bordure de rues, dans les espaces verts et sur les terrains municipaux a été réalisé. Cet inventaire a permis de localiser les frênes sur le territoire. Après avoir fait l’inventaire des quelque 17 000 arbres sur son territoire, la Ville de Candiac a adopté au printemps 2015, son Plan d’action contre l’agrile du frêne.

    Traitement au TreeAzinTM

    En 2014, la Ville a procédé aux premiers traitements au TreeAzinTM pour l’agrile du frêne, un biopesticide. 217 frênes ont été traités au parc André-J.-Côté. 

    En 2015, la Ville a ensuite traité 600 frênes sur les rues suivantes : Adams, Anjou, Montcalm Sud, Cherbourg, Gênes, Gérard, Graham, Grieg, Hochelaga et Jean-Leman. 

    Cette même année, deux sites d'infestation ont été découverts : Îlot Édimbourg et rue Sofia. Les frênes situés dans les parcs et les îlots de verdure ont aussi été évalués afin qu’ils soient traités en 2016 lors de la deuxième phase du plan d'action.

    En 2016, la deuxième phase du plan d'action a été réalisée :

    •          traitement de la seconde moitié des frênes n'ayant pas encore été traités
    •          réalisation d'un deuxième traitement dans certains secteurs (rue Gênes, Adams, Anjou, Grieg, Graham, et dans le Parc André-J.-Côté)
    •          traitement de tous les arbres du parc Picardie (malgré que certains trop atteints ont dû être remplacés)

    D'autres sites d'infestations ont aussi été découverts et la Ville a constaté que l'agrile du frêne était dorénavant présent sur l'ensemble du territoire. 

    Au fil des années, la grande majorité des frênes qui sont situés sur le domaine public ont été traités à l’aide de Treeazin, à l’exception des boisés qui sont des milieux de conservation. Les frênes ont d’ailleurs été traités à plusieurs reprises depuis 2015 afin de tenter de conserver un maximum de couverture canopée dans les secteurs où le frêne est maître. Ce traitement a permis de prolonger la durée de vie des frênes. 

    Méthode écologique de lutte contre l'agrile du frêne

    Dans sa lutte contre cet insecte ravageur, la Ville de Candiac a aussi souhaité apporter une solution innovante et respectueuse de l’environnement. Ainsi, en 2017, Candiac annonçait sa participation à un projet d’études sur une nouvelle méthode entièrement écologique pour lutter contre l’agrile du frêne. Ce projet était en collaboration avec la firme GDG environnement, avec l’Institut national de la recherche scientifique et le Service canadien des forêts de Ressources naturelles Canada. L’objectif du protocole de recherche était l’homologation du Fraxiprotec, ainsi que la création d’un nouveau dispositif d’autodissémination. Cette méthode de lutte a pour but de contaminer les agriles adultes à l’aide d’un piège entonnoir à l’intérieur duquel se trouve une pochette inoculée par le champignon Beauveria bassiana (FraxiProtec). Ces pièges ont été installés aux parcs Fernand-Seguin et André-J.-Côté pour protéger les boisés de plus de 300 frênes chaque. Environ 35 à 40 % des agriles capturés jusqu’à présent étaient recouverts de spores de champignons. Nous avons également constaté que des agriles à plus de 300 m des pièges à champigon étaient également infectés, ce qui porte à croire que l’installation du Fraxiprotec peut contaminer des agriles sur un plus gros rayon. Nous continuons à surveiller la situation.

    Résumé de quelques-unes des actions entreprises par la Ville depuis 2013

    •         dépistage afin de suivre la progression de l'infestation;
    •         mise en place d'un plan d'action pour lutter contre l'insecte;
    •         traitement au TreeAzin de tous les frênes publics sur différentes rues et de nombreux frênes situés dans les parcs.
    •         participation au projet écologique de lutte contre l’agrile (FraxiProtecMC)
    •        abattage et remplacement de frênes infestés

    Cette course contre l’agrile du frêne nous oblige parfois à prendre des mesures plus sévères. Certains frênes trop atteints par l'agrile du frêne ont donc été abattus au cours des dernières années afin d'assurer la sécurité des espaces publics. Ces arbres ont été remplacés par d’autres essences.  

    Pour de plus amples informations, contactez les Travaux publics de la Ville :

    Téléphone : 450 444-6040
    Télécopieur : 450 444-6049
    Courriel : travauxpublics@ville.candiac.qc.ca

  • L’importance de conserver et de remplacer nos arbres

    Les arbres que l’on retrouve sur les terrains publics et les terrains privés constituent la forêt urbaine de Candiac. La présence de ces arbres qu’ils soient de petit ou de grand déploiement, qu’ils soient frêne, chêne ou érable procure de nombreux bienfaits aux citoyens. La qualité et l’abondance de notre patrimoine arboricole sont essentielles à l’identité de la Ville de Candiac. En plus d’embellir le paysage, les arbres filtrent l’air, absorbent les polluants, le bruit et les eaux de pluie, diminuent les eaux de ruissellement, nous fournissent de l’ombre et luttent contre les îlots de chaleur, abritent plusieurs espèces fauniques et augmentent la biodiversité, favorisent l’équilibre psychique et l’activité physique en constituant un milieu propice aux activités de plein air et augmentent la valeur de notre forêt urbaine et des propriétés.

    Les arbres en milieu urbain procurent ainsi plusieurs bienfaits et le remplacement des frênes abattus est fortement suggéré. Plusieurs essences peuvent d'ailleurs être plantées afin de remplacer les frênes. Avant de planter, considérez la dimension de l'arbre à maturité afin de planter le bon arbre au bon endroit.

     

     

  • Vous détectez l’agrile sur un arbre appartenant à la Ville ?

    Si vous croyez avoir détecté la présence de l'agrile sur un frêne appartenant à la Ville, vous êtes invité à noter l'adresse ou la localisation de cet arbre et, si possible, à prendre une photo de celui-ci. Par la suite, communiquez l'information aux Travaux publics :

    Téléphone : 450 444-6040
    Télécopieur : 450 444-6049
    Courriel : travauxpublics@ville.candiac.qc.ca

     

  • Récupération et valorisation du bois de frêne

    Transformation du bois

    Le saviez-vous? Le bois des arbres infestés par l’agrile du frêne peut être réutilisé après l’abattage de l’arbre : une initiative écologique qui a rapidement été adoptée à Candiac!

    Les employés du Service des travaux publics s’occupent d’abattre les arbres appartenant à la Ville qui sont infestés par l’agrile du frêne. Une fois abattus, ces arbres sont transportés dans un site d’entreposage de la Ville pour ensuite être transformés et utilisés à d'autres fins.

     

    Retailles de bois

    Les retailles de bois sont transformées en copeaux et se retrouvent dans les plates-bandes de la ville. Les copeaux en trop sont remis à deux fermes du territoire qui les utilisent comme amendement de sol. 

    Construction de bacs à fleurs

    En 2018, cinq bacs à fleurs en bois de frêne recyclé ont été installés sur le boulevard Jean-Leman. Construits à partir d’arbres infestés par l’agrile du frêne, les bacs à fleurs contribuent à la revalorisation du bois des frênes abattus, en plus d’embellir la rue de façon originale et écologique!

    Faits par des employés du Service des travaux publics, les bacs à fleurs offrent une deuxième vie aux arbres infestés et permettent aux cyclistes et passants de s’y reposer quelques instants grâce à son design intégrant un banc.

     

    Signalisation intérieure

    En 2019, la signalisation intérieure de certains bâtiments municipaux a été revue. Aussi construite à partir de bois d’arbres infestés par l’agrile du frêne, la nouvelle signalisation est une initiative écologique qui a permis d’offrir une deuxième vie aux arbres abattus, tout en embellissant les établissements municipaux. Cette signalisation peut être observée au Centre Claude-Hébert, au Complexe Roméo-V.-Patenaude ainsi qu’à l’hôtel de ville.

  • Liens utiles

Galerie

Documents téléchargeables

Parc Haendel

33, rue de Fribourg